Domaines d'action

la faim tue toujours au Sahel

Des objectifs internationaux pourtant ambitieux

Dix ans après le Sommet mondial de l’alimentation (SMA) tenu à Rome en 1996, le nombre de personnes sous-alimentées dans le monde demeureobstinément élevé. En 2001- 03, selon les estimations de la FAO, ce nombre s’élevait encore à 854 millions de par le monde, dont 820 millions dans les pays en développement, 25 millions dans les pays en transition et 9 millions dans les pays industrialisés.

Pratiquement aucun progrès n’a été accompli en ce qui concerne l’objectif du SMA de réduire de moitié le nombre de personnes sous-alimentées avant 201

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La faim dans le monde en 2002
Sommet mondial de l'alimentation
et de l'agriculture. JT 19 20, Edition nationale, FR3

 

> Voir la vidéo archive de l'INA

La faim dans le monde en 1974
Sommet mondial de l'alimentation et de l'agriculture
JT 20h, ORTF

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Depuis 1990-92, période de référence pour l’objectif du SMA, la population sous-alimentée des pays en développement n’a diminué que de 3 millions de personnes, autrement dit de 823 à 820 millions, alors qu’une réduction de 37 millions avait été obtenue dans les années 70, suivie d’une réduction de 100 millions dans les années 80.

La stagnation mondiale de la réduction de la faim masque des disparités importantes entre les régions: si l’Asie et le Pacifique, ainsi que l’Amériquelatine et les Caraïbes, enregistrent une réduction, ce n’est pas le cas de l’Afrique.

 

Faim - Malnutrition

quelles différences ?

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Des résultats alarmants pour l’Afrique

En Afrique, le nombre de personnes sous-alimentées n’a cessé d’augmenter jusque très récemment, pour amorcer un léger inversement de la tendance. En dépit de ce sursaut encourageant pour la zone subsaharienne, la région reste confrontée à un véritable défi, le nombre de personnes sous-alimentées étant passé de 169 millions à 206 millions en dix ans (constat alarmant au regard de l’objectif du SMA, consistant à ramener ce nombre à 85 millions avant 2015, et de l’objectif du millénaire pour le développement visant à réduire de moitié d’ici 2015 la proportion de personnes souffrant de la faim).

Les mesures prises pour lutter contre la faim dans la région ont été entravées par des catastrophes naturelles ou anthropiques, notamment les conflits des années 90 et la propagation du VIH/Sida.

La malnutrition

UNE FAIM CHRONIQUE, UNE FAIM "INVISIBLE"

1/3 de la population africaine souffre de malnutrition. Les pays sahéliens présentent des taux de malnutrition chronique record, la sous-région enregistrant de surcroit une aggravation progressive de la tendance depuis une vingtaine d’années.
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Au Sahel, 1,3 millions d'enfants de moins de 5 ans souffrent de malnutrition aigüe.

Les enfants de moins de 14 ans représentent la moitié de la population du Sahel. La mortalité infantile y est une des plus élevée au monde. La malnutrition est responsable de 60 % de la mortalité des enfants âgés de moins de 5 ans.

 

MALNUTRITION

Les premières victimes sont les enfants.

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Le lien entre la malnutrition et la désertification


La désertification

menace sur la principale
source de subsistance
de millions de Sahéliens.

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Au Sahel, la population vit essentiellement grâce aux revenus générés par l'agriculture. La croissance de la production alimentaire, et notamment grâce à l'agriculture, joue un rôle clé dans la lutte contre la faim en Afrique subsaharienne et en particulier dans la région sahélienne.

La désertification, forme très sévère de dégradation des sols, entraîne une perte graduelle et inexorable de productivité agricole et un net déclin de la santé écologique des écosystèmes. Sous son influence, les paysages se muent en étendues lunaires sans vie, les dunes de sable empiètent progressivement sur les terres cultivables, les pâturages se dénudent et les réserves d'eau se tarissent.

La désertification, la sécheresse et, ces derniers temps, le changement climatique produisent leurs effets néfastes sur l'agriculture, menaçant par là même la principale source de subsistance – et d’exportations – de millions de personnes déjà démunies.