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Actualités du Sahel
Focus sur la situation alimentaire
Publié le 03/02/2012
Déficit céréalier et situation inquiétante au Niger
La situation alimentaire est inquiétante. Suite à la mauvaise récolte de l’année, la situation se dégrade dans de nombreuses localités du pays. Il existe un faible niveau d’approvisionnement sur les marchés en céréales locales et une hausse impressionnante des prix notamment au niveau des céréales locales (mil et Sorgho) mais beaucoup moins sur les céréales importées (riz et maïs). Cette hausse des prix s’explique par le fait que les producteurs gardent en sécurité leurs récoltes pour tenir jusqu'à la prochaine récolte.
Bilan de la campagne 2011-2012
Le bilan céréalier brut entre production des principales céréales (mil, sorgho, maïs, fonio, riz et blé) et les besoins de consommation humaine, dégage un déficit de 519.639 tonnes (chiffres nationaux) et un déficit de 451.737 tonnes selon les données du CILSS. En y intégrant les variations de stocks et le solde import/export, le bilan céréalier net serait déficitaire de 18.369 tonnes (chiffres nationaux et chiffres du CILSS). Ainsi, la campagne agricole 2011 enregistre 4.967 villages déficitaires avec une population de 5.359.086 personnes réparties dans toutes les régions du pays, soit 33% de la population
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Excédent céréalier mais situation préoccupante au Mali
La situation alimentaire est préoccupante en raison des perspectives peu rassurantes de la campagne agricole. Comme dans d’autres pays, des baisses de production céréalière importantes ont été constatées au Mali. Aujourd’hui (chiffres provisoires) 104 communes sont en risque de difficultés alimentaires et 55 en difficultés économiques. Face à la situation, le coût du plan d’urgence élaboré par le Gouvernement est estimé à 19,1 milliards de FCFA (près de 30 millions d’euros).
Coté prix, ces derniers sont en hausse comme dans toute la région, même si dans certaines parties du pays (marché de Kayes) constatent une baisse du prix du riz local et du maïs.
Bilan de la campagne agricole 2011-2012
La campagne agricole a été globalement moyenne, ce qui explique pour une large part la hausse des prix. Ainsi, la production (estimée d’abord à plus de 8 millions de tonnes), est finalement de 5.028.000 tonnes. Selon le CILSS, l’excédent brut (récoltes – besoins) est de 555.0000 tonnes environ. L’excédent net (avec les estimations du solde import/export) serait de près de 800.000 tonnes. Selon le Ministère de l’Agriculture, l’excédent net serait un peu supérieur (estimé à 1.110.000 tonnes). Le gouvernement s’inquiète des nombreuses exportations de céréales qui pourraient fragiliser la situation nationale.
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Quasi équilibre céréalier au Burkina-Faso, mais situation inquiétante au Sahel
Dans la plupart des régions du pays, la sécurité alimentaire est stable, mais elle reste fragile au Sahel, les populations vendant déjà leur bétail pour se procurer des céréales. Jusqu’ici les deux repas sont assurés dans les ménages mais des inquiétudes existent pour les mois à venir. Les céréales restent rares dans les banques de céréales et au niveau des opérateurs céréaliers et au niveau des ménages, il s’agit de réserves uniquement. Comme partout dans la région, les prix sont en hausse sur l’ensemble des marchés, sur celui de Kongoussi ou une baisse est visible a priori.
Bilan de la campagne agricole 2011-2012
La récolte était encore en cours en novembre et par endroit, les cultures de contre saison avaient démarré au niveau des points d’eau. Le niveau de remplissage des barrages est moyen de même que le niveau de pâturage, malgré les feux de brousse par endroit qui ravagent la végétation. On note néanmoins une disponibilité en eau pour l’abreuvement. Selon le CILSS, le bilan brut (récoltes – besoins) est quasi équilibré (faible déficit de 32.000 tonnes environ, soit moins de 1% des besoins). L’excédent net (avec les estimations du solde import/export) serait de 235.000 tonnes.
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Déficit céréalier et situation inquiétante au Tchad
Le gouvernement tchadien a appellé la communauté internationale à venir en aide au pays qui connaît un déficit céréalier estimé à 455 000 tonnes causé par une mauvaise répartition des pluies au cours de l’année 2011. La production céréalière totale évaluée à environ 1,62 million de tonnes, soit une chute de 50% par rapport à la campagne précédente et de 23% par rapport à la moyenne des cinq dernières années. Ce déficit est très marqué en zone sahélienne où la production est réduite de plus de 56% par rapport à la production de l'année dernière.
La mauvaise répartition des pluies et le déficit hydrique global ont entraîné la réduction des surfaces emblavées de 43% en zone sahélienne et de 18% en zone soudanienne par rapport à la campagne précédente. Les attaques des ennemis des cultures (criquets, chenilles, oiseaux, pachydermes..) ont aussi largement contribué à la diminution des surfaces récoltables, selon le gouvernement. Enfin, le bétail a de plus en plus de mal à trouver de l’eau et des pâturages dans la région sahelienne. La situation est donc préoccupante, car la baisse de production céréalière est de nature à réduire les disponibilités alimentaires et à accroître la difficulté d’approvisionnement des ménages les plus démunis. La situation risque d’être critique d’ici 3 mois, selon les autorités locales.
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Baisse de la récolte en Mauritanie et 25% de la population en danger
La Mauritanie est fortement touchée par la crise alimentaire, avec près de 700 000 personnes menacées par la faim. Cela représente un quart de la population du pays, il y a donc urgence. Comme au Tchad, la récolte a baissé de près de 50% par rapport à l’an dernier et les reserves nationales sont très basses. Conséquence : les prix sont en forte hausse, de près de 40% plus élevés que la moyenne des 5 dernières années.
Pour faire face, le gouvernement a déjà mis en place un programme d’intervention de près de 100 millions d’euros. Mais cela risque de ne pas suffire…
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Situation préoccupante au Sénégal
La situation du Senegal commence à inquiéter les observateurs, car la récolte céréalière a baissé de 13% par rapport à l’année dernière et les besoins de consommation ne sont couverts qu’à 70%. Les régions du Nord et du Centre seraient les plus touchées.




