EXPERT DE LA SÉCURITÉ ALIMENTAIRE, SOS SAHEL EST ENGAGÉE CONTRE LE CHANGEMENT CLIMATIQUE

A l’occasion du One Planet Summit, SOS SAHEL réaffirme son expertise.

Les objectifs de l’Etat français à l’occasion de la COP21 visaient à réduire les émissions de gaz à effet de
serre, contenir l’augmentation de la température moyenne en-deçà de 2 degrés, et d’oeuvrer afin de limiter
cette augmentation à 1,5 degré ; le but ultime étant de réduire les risques du changement climatique et de
ses impacts multiformes (migrations, insécurité alimentaire, insécurité nationale).

Dans ce contexte critique, mais pas insurmontable, l’Etat saisira l’opportunité de ce Sommet sur le Climat
pour présenter un projet majeur : L’Initiative Verte pour le Sahel, destinée à déployer des solutions
spécifiques et durables dans la région, et dont SOS SAHEL est le partenaire incontestable.

En effet, depuis 40 ans, SOS SAHEL déploie sur le terrain, un certain nombre de solutions.

Notre organisation met en oeuvre des solutions locales et régionales en faveur de la résilience climatique.
C’est auprès des populations rurales, souvent isolées et vulnérables aux chocs climatiques et économiques
que SOS SAHEL agit au quotidien.

Sans équivalent, notre expertise permet notamment de :
– Construire des moyens de subsistance grâce à des pratiques agricoles durables adaptées au changement
climatique ;
– Développer l’entreprenariat et favoriser l’insertion économique et sociale en milieu rural des jeunes et des
femmes, afin de leur permettre d’accèder aux technologies innovantes et à l’emploi ;
– Promouvoir la gouvernance locale pour encourager la sécurité.

– Quelques liens de nos interventions dans la presse :
• Interview sur RFI : http://www.rfi.fr/emission/20170527-remi-hemeryck-delegue-general-ongsos-
sahel
• Reportage de France 3 : https://www.youtube.com/watch?v=vazSdDQKuyw
• Interview du Point : http://afrique.lepoint.fr/economie/nous-pronons-la-gomme-arabiquecomme-
rempart-a-l-insecurite-alimentaire-19-08-2014-1857977_2258.php

SOS SAHEL a été fondée au Sénégal en 1976 par le Président Léopold Sédar Senghor à la suite d’une période
de sécheresses extrêmes. SOS SAHEL agit aujourd’hui dans 11 pays de la bande sahélienne, du Sénégal à
Djibouti.
La mission de SOS SAHEL est d’améliorer la sécurité alimentaire et nutritionnelle des communautés rurales
d’Afrique sub-saharienne.
L’approche sécurité alimentaire de SOS SAHEL englobe tous les aspects qui concourent au développement
durable – social, économique et environnemental des populations les plus vulnérables du sud du Sahara.
300 millions de personnes vivent dans les zones d’intervention de SOS SAHEL.
20 millions d’entre elles sont en situation d’insécurité alimentaire et 4 millions en situation d’urgence.
Notre équipe se tient à votre disposition pour répondre à toute interview ou demande d’informations.

Contact : Seyna SALL – Responsable Communication
seyna.sall@sossahel.org –
+33 1 46 88 93 76

SOS SAHEL ENGAGÉE DANS LA LUTTE CONTRE LES MIGRATIONS FORCÉES

SOS SAHEL était conviée à la Conférence internationale du Pacte mondial pour des migrations sûres, ordonnées et régulières (Global Compact for Safe, Orderly and Regular Migration) organisée dans la région de Jalisco, au Mexique, le 4 décembre dernier.

Rémi Hemeryck, délégué général de SOS SAHEL, était aux côtés de Louise Harbour, Envoyée spéciale des Nations unies pour les migrations, Aristóteles Sandoval Díaz, Gouverneur de l’Etat de Jalisco, Jorge A. Bustamante Fernandez, Chercheur nommé au Prix Nobel de la Paix pour ses travaux sur les migrations et les droits humains, et Monsieur l’Ambassadeur William Lacy Swing, Directeur général de l’Organisation Internationale pour les Migrations (IOM).

L’objectif de cette rencontre de haut niveau était d’échanger sur les enjeux et les opportunités majeurs touchant aux problématiques migratoires auxquels les gouvernements doivent faire face.

La conférence a été l’occasion de s’entretenir sur les moyens de mieux intégrer les différentes parties prenantes, y compris les Nations unies, mais également de présenter les solutions qui sont déjà mises en place sur le terrain.

C’est dans ce contexte que SOS SAHEL est intervenue pour présenter les solutions que l’organisation implémente localement depuis 40 ans dans le but d’offrir un meilleur cadre de vie aux populations vulnérables afin qu’elles ne se sentent plus contraintes et forcées de le quitter.

 

LES PETITS AGRICULTEURS FAMILIAUX ACTEURS DU DÉVELOPPEMENT

Les millions de jeunes des pays en développement appelés à faire leur entrée sur le marché du travail d’ici les prochaines décennies n’auront pas besoin de fuir leurs zones rurales pour échapper à la pauvreté, souligne l’Organisation des Nations Unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO) dans un rapport sur La situation de l’alimentation et de l’agriculture 2017. 

Entre 2015 et 2030, le nombre de personnes âgées de 15 à 24 ans devrait augmenter de 100 millions pour atteindre les 1,3 milliard. Presque la moitié de cette augmentation se manifestera en Afrique subsaharienne, principalement en milieu rural…La croissance des secteurs tertiaires et industriels a pris du retard et ne sera pas en mesure d’absorber les quantités massives de nouveaux demandeurs d’emplois appelés à entrer sur le marché du travail.

Les personnes provenant des zones rurales qui déménagent vers les villes auront donc plus de chances de faire partie de la catégorie des pauvres urbains, à défaut d’échapper à la pauvreté. D’autres devront chercher un emploi ailleurs, ce qui entraînera des phénomènes de migration saisonniers ou encore permanents.

Faire de la migration un choix, plutôt qu’une nécessité

La transformation des économies rurales ne représente pas forcement une solution aux problèmes de pressions qui poussent les gens à déménager, mais elle contribuera à créer des emplois précieux et à faire de la migration un choix, plutôt qu’une nécessité.

« Trop souvent ignorés par les décideurs politiques et les planificateurs, les réseaux territoriaux des petites villes et communes sont des points de référence importants pour les personnes vivant en milieu rural »a déclaré le Directeur général de la FAO, José Graziano da Silva, lors de la présentation du rapport. « Il s’agit des endroits où ils achètent leurs semences, envoient leurs enfants à l’école et se rendent pour recevoir des soins de santé et autres ».

Le rapport met en évidence le fait qu’il est possible d’arriver à des transformations dans les économies rurales en exploitant la demande croissante en produits alimentaires dans les zones urbaines, ce qui aura pour conséquence de diversifier les systèmes alimentaires et de générer de nouvelles opportunités économiques dans les activités agricoles et non agricoles.

Cela comprend notamment les entreprises qui transforment, affinent, emballent, transportent, stockent, commercialisent ou vendent la nourriture, ainsi que les entreprises qui fournissent des intrants de production tels que des semences, des outils, de l’équipement, de l’engrais ou encore des services d’irrigation ou de labourage.

Compte tenu de leur demande croissante, les marchés alimentaires urbains consomment actuellement jusqu’à 70% des produits alimentaires nationaux, et ce, même dans les pays comptant une large population.

Aucune solution miracle

Alors que l’urbanisation représente une « occasion en or » pour l’agriculture, elle pose également de nombreux défis pour des millions de petits agriculteurs familiaux.

Les marchés qui sont plus profitables peuvent entraîner une concentration de production agricole dans les grandes fermes commerciales, des chaînes de valeur dominées par les plus grands transformateurs et distributeurs et une exclusion des petits agriculteurs.

Les politiques et investissements publics seront donc essentiels afin de maîtriser la demande urbaine, pour en faire un moteur de transformation, afin de parvenir à une croissance équitable et de mettre en place des mesures qui assureront la participation des petits agriculteurs familiaux sur le marché.

Communiqué de la FAO

EN AFRIQUE, TOUJOURS PLUS DE BOUCHES À NOURRIR

La révision continuelle à la hausse des projections de population mondiale faites par l’ONU  alerte la Fondation pour l’Agriculture et la Ruralité dans le Monde (FARM).

« En effet, depuis les projections publiées par l’ONU en 2012, le nombre d’Africains attendu en 2050 a été augmenté de 135 millions de personnes (6 %), soit l’équivalent de deux fois la population française actuelle » remarque son Directeur Jean-Christophe Debar sur le blog de la Fondation (http://www.fondation-farm.org).

« La transition démographique, c’est-à-dire la baisse de la fécondité, est certes bien engagée dans cette région, puisqu’elle est tombée de 5,1 naissances par femme à 4,7 au cours de la période 2010-2015. Mais son rythme a été nettement surestimé. On peut bien sûr se demander s’il l’est encore

« Selon les dernières statistiques, la population africaine devrait doubler entre 2017 et 2050, à 2,53 milliards de personnes. Elle représenterait alors 26 % du nombre total d’habitants, contre 17 % aujourd’hui. Pour l’agriculture, les enjeux liés à ce boom démographique sont considérables.

« Le premier défi est bien sûr celui de la sécurité alimentaire et de la nutrition. Pour ne pas dépendre excessivement des importations, le continent africain devra accroître fortement sa production agricole. Entre 2017 et 2050, il y aura en Afrique 1,27 milliard de bouches supplémentaires à nourrir. Entre 1984 et 2017, l’augmentation a été de 536 millions. La production alimentaire doit donc non seulement s’accroître, mais croître plus vite(…) En outre, il faudra aller au-delà de l’expansion de la production agricole pour pallier les carences nutritionnelles des catégories les plus vulnérables, en particulier les enfants.

« Le second enjeu est la capacité des filières agroalimentaires à créer des emplois. Plus de 40 % de la population africaine est âgée de moins de 14 ans, contre 24 % en Asie et 16 % en Europe(… )Les industries et les services d’amont et d’aval de la production agricole offrent en revanche de formidables opportunités, à condition bien sûr que les jeunes soient suffisamment formés….

« Le troisième défi est étroitement lié aux deux premiers. La faim et la pauvreté… sont le terreau de l’insécurité(…) Le Sahel est particulièrement touché, or les perspectives en matière de démographie et d’impact potentiel du changement climatique (avec notamment un risque accru de sécheresse) y sont alarmantes.

Restauration des sols pour soutenir l’agriculture familiale rurale,  développement de filières économiques ( karité, gomme arabique…), les projets de SOS SAHEL en concertation avec les populations villageoises et les acteurs locaux sont dans la droite ligne de la meilleure réponse à ces énormes défis.