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Actualités

28/05/2015

Sécurité alimentaire et nutrition: les moteurs du changement

La FAO vient de publier son rapport 2015 sur l'état de l'insécurité alimentaire dans le monde et constate que les progrès réalisés sont inégaux.

Où les progrès sont-ils les plus sensibles ? A SOS SAHEL, on se réjouit de constater que « l'agriculture familiale et la petite agriculture...jouent un rôle essentiel dans la réduction de la pauvreté de de la faim ».

« Dans l’ensemble du monde en développement » notent les experts de la FAO, «  la majorité des pauvres et la plupart des personnes sous-alimentées vivent dans les zones rurales, où l’agriculture familiale et la petite agriculture sont le mode d’organisation rurale qui prévaut, même si ce schéma n’est pas universel. La capacité qu’ont l’agriculture familiale et la petite agriculture de stimuler la croissance par des augmentations de productivité varie considérablement, mais elles jouent un rôle essentiel dans la réduction de la pauvreté et de la faim. La croissance dans le secteur de l’agriculture familiale et de la petite agriculture, sous l’effet d’une augmentation de la productivité du travail et de la terre, a eu des répercussions très positives sur les moyens d’existence des pauvres grâce à une amélioration de leurs disponibilités alimentaires et leurs revenus.

De manière générale, les progrès réalisés pour réduire la pauvreté ont été plus rapides que les progrès pour combattre contre la faim. Cela tient au fait que les sous-alimentés sont les plus pauvres d’entre les pauvres; leur accès aux avoirs physiques et financiers est limité ou nul, ils n’ont pas ou peu d’éducation et ont souvent une mauvaise santé. Les ménages agricoles n’ont pas accès, en quantité suffisante, à des ressources de qualité, qu’il s’agisse de la terre ou d’autres ressources naturelles, ni à des activités rémunératrices (travail indépendant, travail salarié). En même temps, la faim instaure un piège dont les gens ne peuvent s’échapper facilement. La faim et la sous-alimentation sont synonymes d’individus moins productifs, plus sujets à la maladie et, par conséquent, souvent incapables de gagner plus et d’améliorer leurs moyens d’existence. Le processus de réduction de la pauvreté extrême et de lutte contre la faim est ainsi entravé, d’autant plus que le principal avoir des pauvres est le travail.

Les faits suggèrent que dans les pays à faible revenu, la croissance agricole est trois fois plus efficace pour réduire la pauvreté extrême que celle touchant d’autres secteurs. En Afrique subsaharienne, la croissance agricole peut être 11 fois plus efficace que la croissance des secteurs non agricoles pour lutter contre la pauvreté. Les investissements et les politiques qui visent à stimuler la productivité du travail dans l’agriculture entraînent un accroissement des revenus ruraux. Les pays qui ont investi dans leur secteur agricole – et plus particulièrement en faveur d’une meilleure productivité de la petite agriculture et de l’agriculture familiale – ont accompli des progrès importants . »

Le rapport est consultable sur www.fao.org