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Actualités

20/04/2017

Sahel : une task force contre la faim

Le consensus est unanime : la situation alimentaire et nutritionnelle au Sahel s'annonce dramatiquement  critique. Dans de nombreuses localités au Burkina Faso, au nord du Mali, au Niger, au nord-est du Nigéria, au Sénégal et au Tchad, il faut intervenir de toute urgence.

Mais le faire de manière appropriée pour protéger les moyens d’existence et  sauver les vies humaines là où près de 3,2 millions de personnes vont se trouver sans aucune ressource pendant la soudure de Mai à Septembre 2017.

Rémi HEMERYCK, Délégué General et Salifou OUEDRAOGO, Directeur des Opérations de SOS SAHEL ont ainsi participé à la 32 ème réunion restreinte du Réseau de prévention des crises alimentaires (RPCA) et du Groupe des experts seniors de l’Alliance Globale pour la résilience (SEG-AGIR), qui s’est tenue du 10 au 12 avril 2017, au siège de l’OCDE, à Paris.

DES ACTIONS IMMEDIATES PAR ZONES

Les travaux de cette importante réunion placée sous le haut patronage des Commissions de la Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO), de l’Union économique et monétaire ouest-africaine (UEMOA) et du Comité permanent inter-États de lutte contre la sécheresse dans le Sahel (CILSS) ont permis de cibler les zones prioritaires d'intervention.

Zones nord du Burkina Faso, Mali et Niger

  • Renforcer les capacités de résilience de 1,8 million au Burkina Faso 3,7 millions au Niger, et 3,2 millions au Mali;
  • Apporter une assistance alimentaire et nutritionnelle immédiate pour 1, 1 million de personnes vulnérables au Niger,         601 000 au Mali et 257 000 au Burkina Faso;
  • Renforcer l’accès humanitaire dans les zones sous le conflit armé ;
  • Renforcer le suivi et la veille sur la sécurité alimentaire et nutritionnelle.

Sénégal

  • Renforcer l’aide humanitaire 829 000 personnes pour protéger leurs moyens d‘existence, prévenir la perte des avoirs, et réduire les niveaux de malnutrition aiguë ;
  • Mettre en œuvre des interventions visant à améliorer la résilience de 3,6 millions de personnes en phase 2 (sous-pression).

Pays du bassin du Lac Tchad

  • Renforcer les capacités de résilience de 782 000 personnes au Niger, 4,7 millions au Nigéria (ABY) et 189 000 personnes dans la région du lac au Tchad ;
  • Apporter une assistance alimentaire et nutritionnelle immédiate aux populations vulnérables : 5,2 millions (Adamawa, Borno et Yobe), 135 milles à Diffa au Niger et 160 000 dans la région du lac au Tchad) ;
  • Renforcer l’accès humanitaire dans les zones sous le conflit Boko haram ;
  • Renforcer le suivi et la veille sur la sécurité alimentaire et nutritionnelle.

DES PRIORITES « RESILIENCE » PAR PAYS

Les parties prenantes de l’Alliance globale pour la résilience (AGIR) ont par ailleurs noté qu’en dépit des difficultés rencontrées, dix pays se sont dotés de « Priorités résilience pays » (PRP). Elles notent également que grâce à l’Alliance, et en ligne avec la Déclaration de Malabo de l’Union africaine, les programmes nationaux d’investissement agricole (PNIA) en cours de validation intègrent la dimension « résilience ».

UNE VEILLE CITOYENNE

Enfin, douze organisations de la Société civile ouest-africaine à savoir : SOS SAHEL, AFAO, Afrique Verte, APESS, FIAB, POSCAO, RBM, RECAO,  RESIMAO, ROAC, ROPPA  et OXFAM ont signé un accord pour assurer la « veille citoyenne » sur l’application effective de la Charte pour la prévention et la gestion des crises alimentaires.  Ce Cadre d'interpellation des organisations de la société civile et du secteur privé se veut dynamique et fait suite à l'application de la Charte scellée entre elles en juillet 2016 à Ouagadougou.