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Actualités

01/04/2016

Le nombre de pauvres en Afrique a augmenté

Après deux décennies de croissance économique sans précédents, à quel point les conditions de vie en Afrique se sont-elles améliorées ?

Selon les estimations les plus récentes de la Banque mondiale, publiées dans un rapport « Evolution de la pauvreté dans une Afrique en plein essor » (téléchargeable en anglais), le pourcentage d’Africains pauvres a chuté, passant de 56 % en 1990 à 43 % en 2012 (la pauvreté est définie dans ce rapport comme les personnes vivant avec moins de 1,90$ par jour). Pour autant, si ces ratios sont encourageants, la population a augmenté, et avec elle, le nombre de familles pauvres.

LES ZONES RURALES RESTENT LES PLUS VULNÉRABLES

Selon le modèle le plus optimiste du rapport, l’Afrique compte aujourd’hui 347 millions de pauvres, contre 280 millions en 1990. C’est dans les pays fragiles que la réduction de la pauvreté est la plus lente. Les zones rurales sont par ailleurs généralement plus pauvres, bien que l’on observe une diminution de l’écart entre les milieux urbain et rural.

Alors qu’on estime en 2050 que la population africaine pourrait atteindre les 2 milliards d’habitants, avec une croissance démographique attendue aussi bien en zone rurale qu’en zone urbaine, le la réduction de la pauvreté reste le challenge majeur des années à venir : les Objectifs de développement durables adoptés en septembre 2015 à l’ONU ambitionnent une pauvreté zéro d’ici à 2030.

DES INDICATEURS « NON MONÉTAIRES » AU VERT

Face à ces données liées au revenu des populations, le rapport met en relief des indicateurs dits « non monétaires », comme le taux d’alphabétisation, d’égalité entre les sexes, etc. Les résultats annoncés sont positifs : depuis 1995, les taux d’alphabétisation chez les adultes ont gagné quatre points de pourcentage et les disparités entre les sexes ont été réduites. L’espérance de vie a augmenté de six ans, et la prévalence de la malnutrition chronique chez les enfants de moins de cinq ans a baissé de six points de pourcentage. Malgré tout, en Afrique sub-saharienne, 1 enfant sur 5 décède encore avant l’âge de 5 ans.

LA SÉCURITÉ ALIMENTAIRE AU SAHEL AU CŒUR DES CHALLENGES DE DEMAIN

Aujourd’hui au Sahel, 32 millions de personnes souffrent d’insécurité alimentaire sévère à modérée. Allant de paire avec la réduction de la pauvreté, la sécurité alimentaire et nutritionnelle doit rester un objectif majeur à atteindre pour les prochaines années. « L’objectif d’une faim zéro d’ici 2030 exige des investissements massifs dans l’agriculture, le développement rural, la formation, le travail, la protection sociale et l’égalité des genres. SOS SAHEL a porté ce message à la COP21, et le porte chaque jour auprès de ses partenaires africains. Les secteurs productifs et innovants, comme l’environnement ou l’industrie de transformation doivent être un réel levier dans cet effort de lutte contre l’insécurité alimentaire, explique Rémi Hémeryck, Délégué Général de SOS SAHEL. Les nouvelles crises que connaissent le Tchad et l’Ethiopie depuis quelques mois le démontrent : les efforts sur le terrain doivent être renforcés, et avec eux, les politiques des Etats et des bailleurs. »

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