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Actualités

21/10/2016

Le climat et la sécurité alimentaire au Sahel en débat à Washington

Le 12 octobre 2016, l'Ambassade de France aux Etats-Unis, Society for International Development (SID) et SOS SAHEL ont réuni des leaders de la société civile, d'institutions et du secteur privé autour de la question cruciale de l'exploitation des ressources naturelles comme levier du développement durable au Sahel.

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Participants:

Patrick Lachaussée : Chef De Cabinet de l’Ambassade de France à Washington

Katherine Raphaelson: Président de SID ( Society for International Development )

Asif Shaikh: Président/ CEO de PaxTerra

Jon Anderson: Spécialiste de la gouvernance des ressources naturelles et conseiller sénior OIRED, Virginia Tech

Kamissa Camara: Chargée de programmes senior, spécialiste de l’Afrique de l’Ouest et de l’Afrique Centrale, pour l’ONG NED (National Endowment for Democracy),

Stefano Paternostro: Practice Manager, Protection sociale et travail, Afrique de l’Ouest et Afrique centrale

Rémi Hémeryck: Délégué Général de SOS SAHEL


Lors de son discours d'ouverture, Patrick Lachaussée, a rappelé l'engagement de la France dans la région du Sahel et les actions initiées en faveur du climat, notamment la COP21. Riche de son expérience personnelle sur le terrain, en particulier au Niger et au Mali, il a remercié les différents participants pour leurs actions en matière de développement.

Le débat, animé par Asif Shaikh, a mis en évidence quatre points essentiels :

1) Des solutions locales pour un changement à une plus grande échelle

Pour Kamissa Camara, un changement durable n'est possible que si l'on se focalise dans un premier temps sur les initiatives locales puis nationales. Privilégier une approche participative impliquant tous les acteurs locaux permet de garantir une meilleure durabilité des actions et des solutions adaptées aux besoins des populations.

2) Les femmes au cœur de tous les efforts

D'après Jon Anderson, l'exclusion sociale est un problème majeur car elle augmente la pauvreté. C'est pourquoi un développement durable n'est envisageable que dans un environnement social satisfaisant. Favoriser le développement économique des femmes permet également de faire la promotion de leurs droits. Fortes d'un meilleur revenu, elles peuvent faire entendre leur voix à l'échelle de leur famille et ensuite de leurs communautés.

3) Améliorer l'accès des petits producteurs aux marchés

Rémi Hémeryck a de son côté insisté sur la nécessité de mettre en place des programmes intégrés qui prennent en compte les aspects sociaux et le développement économique. SOS SAHEL a par exemple mis en place un vaste programme de valorisation de la filière de la gomme arabique avec notamment l'entreprise Nexira. Les activités liées à l’exploitation et la commercialisation de la gomme sont à la fois un moyen de préserver l’environnement, et un levier économique pour les femmes. Les populations locales n'ont pas forcément conscience de la valeur de leurs ressources, il est important de les informer afin qu'elles en tirent le maximum et surtout qu'elles les protègent.

4) L'émergence des nouvelles technologies

Pour Stefano Paternostro, les nouvelles technologies peuvent aider les acteurs du développement lors de la conception de leurs projets et ainsi augmenter leur efficacité. Sur le terrain, les nouvelles technologies sont porteuses d'espoir, l'énergie solaire par exemple, permet de fournir de l'électricité et de préserver les ressources naturelles en limitant les coupes d'arbres.

La conclusion des participants est qu'il existe des challenges et des opportunités au Sahel qui ne sont exploitables qu’avec la collaboration entre les acteurs du développement et les Etats, l’implication des populations locales et des actions adaptées aux contextes socio-culturel.