SOS SAHEL’s AFRICA DAYS

SOS SAHEL’s AFRICA DAYS – CELEBRATE 40-YEARS OF ACHIEVEMENT & PREDICT A VIBRANT FUTURE FOR THE SAHELIAN REGION

Dakar, Senegal, May 24, 2017……AS its 40th anniversary celebrations unfolded in Senegal this week, SOS SAHEL was joined by a team of globally recognized experts in the international food security, nutrition and agricultural fields to deliver a powerful message of hope and opportunity to the region.

While delivered in the country of its’ birth in 1976, SOS SAHEL’s 40th birthday message was for Sahelian governments, farmers, communities, including importantly women and youth, as well as business leaders, across the region.

Journée internationale de la désertification 2016

Un milliard de personnes sont menacées par la désertification dans le monde. Le Sahel et ses populations sont particulièrement affectés par ce phénomène. A l’occasion de la journée mondiale de lutte contre la désertification, le 17 juin 2016, et du lancement de sa nouvelle campagne “Initiative Sécurité alimentaire et nutritionnelle – 2025”, SOS SAHEL se mobilise pour sensibiliser l’opinion publique aux solutions qui existent pour lutter contre la faim au Sahel.

Au Sénégal par exemple, nous développons une nouvelle action dont l’objectif est de protéger l’écosystème des Niayes (qui fournit 80% des fruits et légumes du Sénégal) et d’améliorer la performance des systèmes de production agricole en favorisant l’agroforesterie.

LES PETITS AGRICULTEURS FAMILIAUX ACTEURS DU DÉVELOPPEMENT

Les millions de jeunes des pays en développement appelés à faire leur entrée sur le marché du travail d’ici les prochaines décennies n’auront pas besoin de fuir leurs zones rurales pour échapper à la pauvreté, souligne l’Organisation des Nations Unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO) dans un rapport sur La situation de l’alimentation et de l’agriculture 2017. 

Entre 2015 et 2030, le nombre de personnes âgées de 15 à 24 ans devrait augmenter de 100 millions pour atteindre les 1,3 milliard. Presque la moitié de cette augmentation se manifestera en Afrique subsaharienne, principalement en milieu rural…La croissance des secteurs tertiaires et industriels a pris du retard et ne sera pas en mesure d’absorber les quantités massives de nouveaux demandeurs d’emplois appelés à entrer sur le marché du travail.

Les personnes provenant des zones rurales qui déménagent vers les villes auront donc plus de chances de faire partie de la catégorie des pauvres urbains, à défaut d’échapper à la pauvreté. D’autres devront chercher un emploi ailleurs, ce qui entraînera des phénomènes de migration saisonniers ou encore permanents.

Faire de la migration un choix, plutôt qu’une nécessité

La transformation des économies rurales ne représente pas forcement une solution aux problèmes de pressions qui poussent les gens à déménager, mais elle contribuera à créer des emplois précieux et à faire de la migration un choix, plutôt qu’une nécessité.

« Trop souvent ignorés par les décideurs politiques et les planificateurs, les réseaux territoriaux des petites villes et communes sont des points de référence importants pour les personnes vivant en milieu rural »a déclaré le Directeur général de la FAO, José Graziano da Silva, lors de la présentation du rapport. « Il s’agit des endroits où ils achètent leurs semences, envoient leurs enfants à l’école et se rendent pour recevoir des soins de santé et autres ».

Le rapport met en évidence le fait qu’il est possible d’arriver à des transformations dans les économies rurales en exploitant la demande croissante en produits alimentaires dans les zones urbaines, ce qui aura pour conséquence de diversifier les systèmes alimentaires et de générer de nouvelles opportunités économiques dans les activités agricoles et non agricoles.

Cela comprend notamment les entreprises qui transforment, affinent, emballent, transportent, stockent, commercialisent ou vendent la nourriture, ainsi que les entreprises qui fournissent des intrants de production tels que des semences, des outils, de l’équipement, de l’engrais ou encore des services d’irrigation ou de labourage.

Compte tenu de leur demande croissante, les marchés alimentaires urbains consomment actuellement jusqu’à 70% des produits alimentaires nationaux, et ce, même dans les pays comptant une large population.

Aucune solution miracle

Alors que l’urbanisation représente une « occasion en or » pour l’agriculture, elle pose également de nombreux défis pour des millions de petits agriculteurs familiaux.

Les marchés qui sont plus profitables peuvent entraîner une concentration de production agricole dans les grandes fermes commerciales, des chaînes de valeur dominées par les plus grands transformateurs et distributeurs et une exclusion des petits agriculteurs.

Les politiques et investissements publics seront donc essentiels afin de maîtriser la demande urbaine, pour en faire un moteur de transformation, afin de parvenir à une croissance équitable et de mettre en place des mesures qui assureront la participation des petits agriculteurs familiaux sur le marché.

Communiqué de la FAO

EN AFRIQUE, TOUJOURS PLUS DE BOUCHES À NOURRIR

La révision continuelle à la hausse des projections de population mondiale faites par l’ONU  alerte la Fondation pour l’Agriculture et la Ruralité dans le Monde (FARM).

« En effet, depuis les projections publiées par l’ONU en 2012, le nombre d’Africains attendu en 2050 a été augmenté de 135 millions de personnes (6 %), soit l’équivalent de deux fois la population française actuelle » remarque son Directeur Jean-Christophe Debar sur le blog de la Fondation (http://www.fondation-farm.org).

« La transition démographique, c’est-à-dire la baisse de la fécondité, est certes bien engagée dans cette région, puisqu’elle est tombée de 5,1 naissances par femme à 4,7 au cours de la période 2010-2015. Mais son rythme a été nettement surestimé. On peut bien sûr se demander s’il l’est encore

« Selon les dernières statistiques, la population africaine devrait doubler entre 2017 et 2050, à 2,53 milliards de personnes. Elle représenterait alors 26 % du nombre total d’habitants, contre 17 % aujourd’hui. Pour l’agriculture, les enjeux liés à ce boom démographique sont considérables.

« Le premier défi est bien sûr celui de la sécurité alimentaire et de la nutrition. Pour ne pas dépendre excessivement des importations, le continent africain devra accroître fortement sa production agricole. Entre 2017 et 2050, il y aura en Afrique 1,27 milliard de bouches supplémentaires à nourrir. Entre 1984 et 2017, l’augmentation a été de 536 millions. La production alimentaire doit donc non seulement s’accroître, mais croître plus vite(…) En outre, il faudra aller au-delà de l’expansion de la production agricole pour pallier les carences nutritionnelles des catégories les plus vulnérables, en particulier les enfants.

« Le second enjeu est la capacité des filières agroalimentaires à créer des emplois. Plus de 40 % de la population africaine est âgée de moins de 14 ans, contre 24 % en Asie et 16 % en Europe(… )Les industries et les services d’amont et d’aval de la production agricole offrent en revanche de formidables opportunités, à condition bien sûr que les jeunes soient suffisamment formés….

« Le troisième défi est étroitement lié aux deux premiers. La faim et la pauvreté… sont le terreau de l’insécurité(…) Le Sahel est particulièrement touché, or les perspectives en matière de démographie et d’impact potentiel du changement climatique (avec notamment un risque accru de sécheresse) y sont alarmantes.

Restauration des sols pour soutenir l’agriculture familiale rurale,  développement de filières économiques ( karité, gomme arabique…), les projets de SOS SAHEL en concertation avec les populations villageoises et les acteurs locaux sont dans la droite ligne de la meilleure réponse à ces énormes défis.

LA FAIM DANS LE MONDE GAGNE DE NOUVEAU DU TERRAIN !

C’est le constat alarmant de l’énorme rapport FAO, FIDA, OMS, PAM et UNICEF. 2017 L’État de la sécurité alimentaire et de la nutrition dans le monde 2017. Renforcer la résilience pour favoriser la paix et la sécurité alimentaire Rome, FAO.

Des 144 pages fortement documentées de ce rapport publié par l’Organisation des Nations Unies pour l’alimentation et l’agriculture, voici les messages clés :

Le Programme de développement durable à l’horizon 2030 et la Décennie d’action des Nations Unies pour la nutrition 2016-2025 appellent l’ensemble des pays et des parties prenantes à en finir avec la faim et à prévenir toutes les formes de malnutrition d’ici à 2030.

Le rapport sur L’État de la sécurité alimentaire et de la nutrition dans le monde marque le début du suivi régulier des progrès accomplis pour atteindre les cibles établies par le Programme 2030 en matière de sécurité alimentaire et de nutrition.

            

En 2016, le nombre de personnes dans le monde souffrant de sous-alimentation chronique a augmenté, d’après les estimations, passant de 777 millions en 2015 à 815 millions, un chiffre encore en-deçà toutefois des quelque 900 millions enregistrés en 2000.

Cette remontée récente, qui fait suite à une baisse prolongée, pourrait signaler une inversion de la tendance. La situation en matière de sécurité alimentaire a empiré, notamment dans certaines régions de l’Afrique subsaharienne, de l’Asie du Sud-Est et de l’Asie de l’Ouest, et la dégradation a été observée plus particulièrement dans les contextes de conflit et de conflit associé à des sécheresses ou des inondations.

Le fait que le recul de la faim semble marquer le pas n’a pas encore eu de répercussion sur la prévalence du retard de croissance chez l’enfant, qui continue à baisser, à un rythme toutefois ralenti dans certaines régions.

Globalement, la prévalence du retard de croissance a baissé, passant de 29,5 à 22,9 pour cent entre 2005 et 2016. Mais 155 millions d’enfants de moins de 5 ans continuent à en souffrir de par le monde.

En 2016, l’émaciation a concerné un enfant de moins de 5 ans sur douze (soit 52 millions), dont plus de la moitié (27,6 millions) en Asie du Sud.

Les multiples formes de la malnutrition coexistent, des pays affichant à la fois, des taux élevés de dénutrition chez l’enfant, d’anémie chez la femme et d’obésité chez l’adulte. L’augmentation des taux de surpoids et d’obésité ajoute à ces inquiétudes. L’excès pondéral et l’obésité progressent dans la plupart des régions, s’agissant des enfants et dans toutes les régions s’agissant des adultes. En 2016, 41 millions d’enfants de moins de 5 ans étaient en excès pondéral.

Le nombre de conflits est également en hausse. Exacerbés par les chocs climatiques, les conflits ont des conséquences graves sur la sécurité alimentaire et sont l’une des causes de la progression récente de l’insécurité alimentaire.

Les conflits sont parmi les principales causes des crises alimentaires graves ainsi que des famines récemment réapparues, et la faim et la dénutrition frappent plus durement là où les conflits sont prolongés et les capacités institutionnelles faibles.

Dans les situations associées à un conflit, la lutte contre l’insécurité alimentaire et la malnutrition ne peut pas se borner aux interventions habituelles: il faut prendre en compte la problématique du conflit en harmonisant les actions d’aide humanitaire immédiate, les opérations de développement à long terme et les efforts de paix.

Le rapport envoie un signal d’alarme fort et clair en indiquant qu’il sera difficile de satisfaire à l’ambition de libérer le monde de la faim et de la malnutrition d’ici à 2030 car, pour y parvenir, il faudra consentir des efforts renouvelés avec de nouvelles façons de travailler.

Voici le lien pour télécharger et consulter l’intégralité du rapport

http://www.fao.org/3/a-I7695f.pdf